Enquête de l'ACM sur les consommateurs équipés de panneaux solaires qui doivent payer pour l'énergie solaire excédentaire
Les propriétaires de panneaux solaires disposant d'un petit raccordement de consommateur et qui restituent plus d'électricité qu'ils n'en reçoivent de leur fournisseur d'énergie reçoivent une compensation raisonnable pour cet excédent d'énergie solaire : c'est ce que l'on appelle la compensation de rachat. Toutefois, l'ACM note que certains fournisseurs d'énergie facturent des frais de rachat pour cet excédent d'énergie solaire qui sont plus élevés que les frais de rachat qu'ils paient aux consommateurs. Par conséquent, la réinjection de cette énergie solaire excédentaire représente un coût net pour les consommateurs et les petites entreprises.
Tarif de rachat négatif
Un tarif de rachat net négatif existe lorsque, après le comptage net, la redevance par kilowattheure est inférieure au coût de rachat par kilowattheure. C'est actuellement le cas de plusieurs fournisseurs d'énergie. L'ACM étudiera donc plus en détail les coûts et les tarifs de rachat.
D'ailleurs, pour éviter de tels problèmes à l'avenir, la Chambre basse a inclus une interdiction des compensations négatives dans l'actuel projet de loi sur l'énergie. Toutefois, en vertu de la législation actuelle, les fournisseurs d'énergie sont libres de fixer leurs tarifs pour autant qu'ils ne soient pas déraisonnables compte tenu des coûts sous-jacents. Compte tenu de l'augmentation des tarifs de rachat, l'ACM accordera une attention particulière à leur niveau dans le cadre de son contrôle des tarifs.
Tarifs plus élevés Contrats types
L'autorité de régulation examinera également les tarifs des contrats types. Les contrats types sont des contrats standard avec des tarifs variables indéfinis que tous les fournisseurs d'énergie doivent proposer. L'ACM fixe les conditions du contrat type. Elle permet aux consommateurs de toujours disposer d'un contrat pour la fourniture de gaz et d'électricité. Elle améliore également la comparabilité des contrats.
Le Consumer Energy Market Monitor du mois d'août montre que les contrats types sont plus chers que les autres contrats variables. Avec les contrats types, les fournisseurs ne sont pas autorisés à répercuter les coûts qu'ils supportent pour les ménages équipés de panneaux solaires par le biais des tarifs de rachat. C'est en partie pour cette raison qu'au cours des derniers mois, de nombreux fournisseurs ont augmenté les frais permanents, c'est-à-dire les frais de livraison fixes par mois, des contrats types. Par conséquent, les clients avec ou sans panneaux solaires paient des tarifs plus élevés s'ils ont un contrat-type. Afin de s'assurer que le contrat-type reste une alternative raisonnable pour les consommateurs, l'ACM examine attentivement les tarifs et les conditions.
Par ailleurs, l'ACM va revoir le contrat-type existant, notamment en raison de l'arrivée de la nouvelle loi sur l'énergie. Il s'agit par exemple de savoir si les fournisseurs doivent être autorisés à facturer des frais de rachat dans les contrats types.